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Le 4x4 Vitara Suzuki


Le Grand Vitara
Suzuki

9 ans après son lancement, voici donc le Grand Vitara deuxième du nom. Plus performant, plus confortable mais surtout plus sûr, il a désormais tout d’un vrai SUV et comme en plus son prix reste mesuré autant vous dire que la concurrence a de quoi s’inquiéter.*

Et la concurrence c’est avant tout le Toyota RAV4, une véritable référence dont les ingénieurs de chez Suzuki se sont a priori inspirés. La face avant a du coup des faux airs de RAV4 avec une calandre bien ciselée et des optiques au regard plutôt expressif, le tout accompagné d’une robe pleine de caractère. Les rétroviseurs sont eux très imposants et offrent du coup une très bonne visibilité. Quant à l’arrière, il revêt la désormais traditionnelle roue de secours posée sur le non-moins connu coffre à ouverture latérale.

Vitara suzuki

A l’intérieur c’est clair, la présentation est en progrès. Alors certes les plastiques paraîtront toujours un peu durs pour certains, mais la finition reste de bonne facture. L’instrumentation est à la fois claire et lisible. Les inserts alu de la planche de bord côtoient le bois du levier de vitesses. Côté confort, notre version luxe bénéficie entre autres d’une sellerie cuir, de sièges chauffants conducteur et passager, de rétroviseurs électriques et dégivrants, mais aussi d’un toit ouvrant garant d’une excellente luminosité. De quoi par exemple retrouver les petits objets laissés dans les multiples rangements du Grand Vitara. Au total il y a de la place pour 5 adultes et près de 400 litres de chargement en mode standard. Mais avant cela il faudra d’abord ouvrir la porte arrière battante, qui, vous l’avouerez, ne sera pas toujours évident en conditions urbaines.

Appréciée à travers le monde pour ses motos, la firme japonaise Suzuki n’en finit pas de battre des records de ventes... d’automobiles. Au point de viser les 3 millions de véhicules dans le monde à l’horizon 2009. Une réussite due à une gamme pétillante, inspirée, accessible en prix et très portée sur les petits 4X4 « tendance » comme le Jimmy, l’Ignis et surtout le Grand Vitara, objet de notre essai.

 

Depuis 2003, la filiale française cumule les progressions spectaculaires sur un marché français pourtant atone et espère dépasser les 30.000 immatriculations à la fin de l’année. Sur le seul secteur 4X4, Suzuki, en 2007, s’accroche à une solide deuxième place derrière Toyota mais devant Hyundaï, BMW, Mercedes et Land Rover.

Au sommet de la gamme, le Grand Vitara a fait sa mue récemment en adoptant une caisse monocoque et des suspensions indépendantes en lieu et place d’un châssis échelle et d’un pont rigide. Une évolution radicale, gage d’une bonne sécurité passive et, comme nous l’avons constaté, d’une tenue de route et d’un confort en très net progrès.

 

Avec ses 4,47 m, le Grand Vitara 5 portes mise sur son agilité et offre un rapport dimensions/habitabilité intéressant, très prisé en ville par une clientèle jeune et branchée. Son « look » très mode en a fait le chouchou de ces dames alors que sa technologie, lui permettant de crapahuter en « off road », séduit les hommes. Outre sa transmission intégrale permanente, le Vitara dispose en effet d’un blocage de différentiel et surtout d’un réducteur permettant au conducteur, à partir d’une molette, d’enclencher la gamme de rapports courts. Un équipement rare chez les concurrents.

 

Côté moteur, Suzuki fait confiance à Renault et on retrouve dans la version 1.9 DDiS le dCi du Scenic, un 1870 cm3 développant 129 chevaux. Un peu sonore et pas vraiment sobre, il assure au 4X4 japonais d’honnêtes performances (170 km/h en 12,5 secondes au 0 à 100 km/h). Deux moteurs à essence (un 1600 cm3 de 106 ch et un 2l de 140 ch sont également proposés.

Les prix varient de 26.200 € à 29.700 € (et de 21.500 € à 28.200 € en 3 portes).

 

Au volant

On ne comprend le succès du Grand Vitara que lorsqu’on en fait l’essai. Outre son allure aguichante et sympathique, sa finition plus qu’honnête et son habitacle coquet, ce 4X4 des villes qui sait aussi se montrer allègre dans la boue, les dunes de sables et les chemins pierreux, met en confiance dès les premiers kilomètres. Bien équipé en version haut de gamme Luxe, il est surtout agile, maniable et, dans cette version DDiS, assez performant. Nous avons pu nous en rendre compte sur l’autoroute faisant preuve d'une tenue en cap rigoureuse et sur les petites routes de Normandie où il se révèle amusant à conduire. Dommage qu’une version automatique ne soit pas disponible. Autre déception : une boite à 5 rapports seulement. Un sixième rapport abaisserait le niveau sonore et la consommation du 1900 cm3 Renault.

 

En revanche, il faut saluer, c’est rare sur le marché des SUV, la présence d’un réducteur. Le conducteur peut en cas de difficultés tourner une molette et l’arrêter sur 4L Lock, ce qui sélectionne une gamme de rapports courts pour progresser sur les sols très pentus ou très escarpés.

D’un bon gabarit et pimpant, le Suzuki Vitara se montre aussi aguichant en version 3 portes et encore plus facile à garer (4 mètres pile de long).

Notre avis

Joliment dessiné et disponible en 3 ou 5 portes, le Grand Vitara mérite son succès grâce à sa polyvalence qui lui permet d’être maniable et agréable en ville et, avec ses rapports courts, très efficace pour faire un peu de franchissement. Il ne coiffera plus très longtemps la gamme Suzuki car la firme ambitionne de monter en gamme dans la catégorie des SUV de luxe. Il s’agit d’aller taquiner BMW et Mercedes, ce qui explique les pourparlers engagés avec plusieurs grands constructeurs et notamment avec Renault et PSA pour disposer dans l’avenir de diesel puissants (un 6 cylindres dCi est bientôt prêt chez Renault) . Le premier 4X4 Suzuki haut de gamme à être commercialisé à échéance 2008/2009 pourrait dériver du Concept XL7 Grand Escudo dévoilé au Salon de Détroit au début de l’année. Suzuki n’a pas fini de nous étonner.


La Suzuki Grand Vitara a été élue 4x4 de l’année pour cette année 2006. Il faut dire que le constructeur japonais a bien soigné le renouvellement de l’un de ses modèles phare né en 1988 alors que l’acronyme SUV n’existait pas encore. Un essai 3 et 5 portes essence.

Suzuki Grand Vitara

La version 3 portes de la Suzuki Grand Vitara s’adresse principalement à des célibataires ou à de jeunes couples. Par contre, le Grand Vitara 5 portes s’intéresse davantage aux familles. Deux cibles marketing différentes qui ont aussi nécessité des solutions techniques différentes. Mais nous y reviendrons.

Vrai SUV

En tout cas la première chose qui frappe c’est le style. Suzuki a fait un véritable effort pour l’esthétique, la finition et la qualité perçue. Une nouvelle génération plus longue et plus large que le modèle précédent. Le châssis a également été complètement repensé, histoire de mieux s’adapter au bitume.

Atout 3 portes

Et puis, la version 3 portes est un atout particulier puisque la concurrence a, momentanément, abandonné ce concept de petit SUV sans portes arrière. Le laissant quasiment sans rivalité. Cette solution compacte s’adapte d’ailleurs mécaniquement à la clientèle potentielle en ne proposant que des quatre roues motrices sans rapports courts ni verrouillage de différentiel central.

Tout-terrain

Hors des sentiers battus, la Suzuki va étonner. Si la version 3 portes n’a que le 4H pour se tirer d’affaire, la 5 portes 2 litres essence est nettement mieux équipée car elle dispose d’une molette pour choisir le type de fonctionnement. Lors de notre essai, mais aussi sur un parcours du salon de Francfort, on a pu apprécier cette transmission maison.

3 positions

Suzuki Grand Vitara

En conduite normale avec la version 5 portes, on travaille avec un différentiel central à glissement limité doté d’une répartition du couple avant-arrière de 47-53. Et si les conditions changent, un capteur de couple a pour tâche de l’équilibrer. Mais on peut aussi le faire manuellement en verrouillant le différentiel en 50/50, via la molette, ou bien travailler en démultipliation courte. Et bien, la Suzuki est à l’aise dans la boue, sur la caillasse, en franchissement mais aussi, sur le parcours artificiel de Francfort, pour descendre des marches… Des fois que votre garage soit installé après un escalier (c’est qui votre architecte ?).

Vive l’indépendance

Bien que tout-terrain, la Suzuki Grand Vitara a une personnalité de SUV par son style, son confort et son choix de châssis. La suspension à quatre roues indépendantes apporte efficacité et maniabilité sur la route. On doit aussi cette maniabilité à la direction hydraulique constante parfaitement équilibrée et efficace. La bonne motricité compense une prise de roulis parfois prononcée. Étonnamment, pour freiner, Suzuki a encore fait confiance aux tambours à l’arrière, à double patin. Ce qui handicape l’endurance. Pourtant cela suffit puisqu’il faut bien admettre que la motorisation essence manque un peu d’énergie.

Motorisation

Car la motorisation essence n’est pas le point fort du modèle. Suzuki a choisi de récupérer les moteurs de la génération précédente, en y adoptant quelques améliorations techniques. La version 3 portes utilise le 4 cylindres 1.6 et la 5 portes a droit au 4 cylindres de 2 litres. Bien que plus puissants, ces blocs restent endormis, bruyants et gourmands. Heureusement que le Diesel est arrivé depuis…

Sportive

Suzuki Grand Vitara

Les performances sont plutôt calmes. Le 1.6 de 106 ch (78 kW) à calage variable réussit le 0 à 100 km/h en 14,4 s. Plus excité, il faut 12,5 s à cet exercice pour le 2 litres de 140 ch (103 kW). Les vitesses de pointe sont respectivement de 160 et 175 km/h. À moins d’être Allemand, il est vrai qu’on a rarement la liberté d’atteindrees niveaux. La boîte manuelle n’arrange rien et il faut jouer du levier pour reprendre la mécanique, la faute à des rapports trop longs. Et si en plus, le maniement de la commande de boîte est récalcitrant…

Ami du pompiste

Le moteur montrant vite ses limites sur voie rapide, il se fait entendre. Mais le pire reste la consommation. Déjà qu’on est pénalisé par la transmission 4x4. En plus, l’aérodynamique d’un SUV étant ce qu’elle est, il n’y a pas de miracle : le Grand Vitara avale l’octane par jerricans entiers. Le 1.6 VVT de la 3 portes a une consommation officielle de 8,7 litres. Le 2 litres affiche lui, toujours officiellement, 9,1 litres aux 100 km/h. Et bien, on n’a pas réussi à approcher ces chiffres. Loin de là.

Confort

Il reste le confort à bord et une bonne habitabilité pour se consoler. La banquette à l’arrière a la bonne idée d’être réglable en inclinaison pour trouver sa meilleure position. Elle est rabattable en 50/50 (3 portes) ou 40/60 (5 portes). Le chauffeur est un peu moins bien loti, surtout dans la 3 portes dépourvue de réglage en hauteur du siège. Heureusement que les assises sont confortables. L’ergonomie est aussi remarquable. N’oublions pas les espaces de rangement facilitant la vie à bord et une version de base à l’équipement convenable. Enfin, le coffre de la 3 portes est évidemment limité avec la banquette relevée (184 litres). Le volume maximal de cette carrosserie est de 964 litres. La 5 portes est évidemment mieux armée de ce côté-là avec un volume variant de 398 à 1386 litres. Mais pourquoi avoir placé cette porte de coffre lourde et pas pratique du tout.

4x4 de l’année

Le titre obtenu est principalement lié à l’incroyable aisance de cette voiture en tout-terrain, à un meilleur comportement routier et à son design. Et puis, même si on a encore des bruits mécaniques et aérodynamiques, ceux-ci sont moins présents qu’auparavant. Mais vivement le Diesel.




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