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Des essais des motos suzuki burgman

 

Essai Suzuki AN 400 Burgman

A sa sortie pourtant, les experts criaient au sacrilège. « Comment ? Un scooter capable d’excès de vitesse sur autoroute ? Avec des dimensions de GT et une ergonomie de motomobile ? De qui se moque-t-on ? » Au début des années 90, Honda avait déjà tenté l’aventure avec feu le Honda 250 Spazio, qui s’était heurté à un public tout simplement pas encore sensibilisé à ce type de deux roues. Depuis, le trafic urbain s’est intensifié et l’utilité de ces engins ne fait plus l’ombre d’un doute. Aptes à nous faire traverser les villes, confortablement installé, les pieds au sec, pour rallier foyer lointain et lieu de travail, les maxi-scooters font désormais partie de notre univers mobile. Et avec ce 400 Burgman, Suzuki est sans aucun doute à l’origine de cette nouvelle espèce.

De la classe

Suzuki AN 400 Burgman

Force est de reconnaître que le Burgman possède une certaine classe. Des liftings successifs lui ont apporté un excellent niveau de finition. Rien ne manque sur ce scooter, à commencer par un généreux coffre pouvant accueillir deux casques intégraux. La selle (qui supporte aussi l’éclairage intérieur ! ) reste maintenue en position ouverte par un petit vérin tandis que la moquette peut se retirer facilement pour le nettoyage. Les jantes en aluminium sont du plus bel effet, comme les rétroviseurs chromés. Seul le compteur de ce modèle 2001 a gagné en lisibilité tout en perdant son joli fond alu au profit d’une teinte plus sombre. Les informations usuelles ne manquent pas à l’appel : compteur, jauge de température et d’essence, kilométrage total et partiel, montre. La batterie de voyants comporte également le témoin du frein de parking, peu courant. Les dimensions importantes du Burgman offrent une habitabilité confortable. Les lombaires bien calés sur le dosseret réglable en éloignement, on se sent comme dans un fauteuil, les pieds en avant sur un plancher généreux. Sur une assise moelleuse, on apprécie le paysage qui défile au travers d’une large bulle. Dommage qu’à partir de 110 km/h, celle-là crée l’habituelle turbulence qui vous pousse dans le dos. Hormis ce phénomène, ce scoot’ reste très agréable à piloter dans un milieu urbain. Rien ne dépasse à part les rétroviseurs judicieusement positionnés pour ne pas buter contre ceux des berlines. Difficile de sentir une réelle différence entre le 250 et le 400 cm3 en matière de maniabilité et d’agilité... La direction neutre et légère aide à la tache tandis que le gabarit inférieur à un T-Max ou un Honda Silverwing autorise des manoeuvres d’équilibriste entre les files de voiture. Dommage que le Suzuki ne possède pas de feux de détresse, si pratique dans les bouchons.

Une puissance suffisante

Suzuki AN 400 Burgman

Au feu vert, les accélérations sont suffisantes pour oublier les voitures et même quelques motos. La montée en régime est linéaire, transmission par courroie et variateur oblige. On ne ressent quasiment aucun creux jusqu’à 130 km/h. La conduite urbaine prolongée sans avoir à changer de vitesse relève de la flemme aiguë... mais voilà un exercice reposant en diable. Sur Autoroute, pas de problèmes... ou presque. Car à près de 160 km/h compteur en vitesse de pointe, le Burgman ne vous met quand même pas à l’abri des flashs. A tel rythme, la stabilité irréprochable ressentie à 120 km/h se dégrade. Pas dangereux, l’engin est victime de son architecture (tout le poids sur l’arrière), de la souplesse de ses suspensions et de ses roues de 13 pouces, gages d’agilité au détriment de la tenue de cap. Pas de quoi s’inquiéter, mais tout simplement piloter l’engin avec douceur à ces vitesses ultimes de cadres pressés. Si un danger se fait sentir, les freins vous stopperont avec une volonté ardente. Le système intégral (le levier gauche commande les disques avant et arrière) étonne par sa puissance et son dosage parfait, un vrai bonheur sous la pluie ! Arrivé au péage, vous apprécierez la soute du tablier (fermant à clef) pour y retrouver téléphone portable et autres porte-monnaie (une aubaine pour les motards habitués à fouiller les poches de leur blouson).

Droit au but

Malgré sa présentation soignée, le Suzuki 400 Burgman ne donne pas dans l’esbroufe. Il va tout simplement droit au but en proposant le meilleur de ce que l’on attend d’un maxi scooter. Sans réels défauts, il impose un juste milieu entre confort, habitabilité, performances, encombrement... et prix. Ses concurrents sont nettement plus chers...

Suzuki AN 400 Burgman : A retenir

Suzuki AN 400 Burgman

Fidèle à la politique de la marque, ce scooter apparu en 1999 présente un rapport qualité/prix toujours aussi favorable, même après son lifting opéré en 2001. Conçu avec sérieux, il propose une motorisation moderne dans une partie-cycle correctement équipée. Gage de performances suffisantes et de facilité de pilotage, son monocylindre 4 temps délivre 32 ch., soit un « haras » adapté à la ville et la grande banlieue. Refroidi par eau, doté d’une culasse quatre soupapes et d’une transmission variable par courroie, il n’a rien à envier à la partie-cycle en matière de modernisme. Avec son solide cadre tubulaire acier, sa fourche télescopique de gros diamètre (41 mm) et sa suspension arrière progressive à monoamortisseur (réglable par mollette facilement accessible), le Burgman 400 s’inscrit dans la lignée technologique des autres productions de la maison. Côté freinage, là encore, l’engin présente un équipement judicieusement adapté à sa vocation. Le levier gauche commande deux pistons de l’étrier avant et l’étrier arrière, tandis que le levier droit contrôle les deux autres pistons de l’étrier avant. Voilà donc un freinage intégral (depuis largement répandu dans la catégorie) efficace, facile à doser et utilisable par un public de non spécialistes. Entre autre équipement, on notera la petite ouverture frontale au niveau du carénage permettant de générer un flux d’air moins gênant au niveau du buste, la veilleuse de coffre dont les 53 litres suffisent à abriter deux casques ou une petite valise, la très confortable selle passager munie d’un dossier.

 

 

Essai Suzuki UH 125 Burgman

Pour son vrai retour dans la catégorie 125, Suzuki a frappé très fort en 2002. Convivial, performant, bien équipé, affiché à un prix abordable, son Burgman 125 s’annonce parmi les "pointures" du genre.

 

Certes, côté look, on connaît plus audacieux. Mais sa face avant longue et pointue accueille aussi un surpuissant phare double optique. Et regardez un peu, sous la selle... Deux casques intégraux s’y logent sans peine ! Ici, pas de frime inutile, mais de la simplicité et de l’efficacité. Intelligemment équipé, le Burgman 125 présente par ailleurs une finition sans fautes. Une fois à bord, la faible hauteur de selle permet de poser les pieds bien à plat au sol. On s’habitue vite à la position de conduite basse, les jambes relevées, les fesses généreusement calées. Aussi volumineux que le 400 du même nom, le Burgman paye en contrepartie ce choix en ville.

burgman

Malgré une direction vive et un centre de gravité plutôt bas, il présente une maniabilité simplement moyenne entre les voitures. Long, large et assez lourd, son truc à lui, c’est davantage le roulage quotidien entre ville et banlieue. Et dans ces conditions, son tout nouveau monocylindre 4 temps se montre imparable ! Particulièrement vif dès les premiers mètres, il extirpe sans mal son équipage du magma de la circulation. A tel point qu’il vaudra mieux accélérer doucement en virage sur le mouillé... Sa transmission très efficace offre ainsi au Burgman un niveau de performances intéressant, soit un bon 115 km/h de croisière, voire 125 km/h (compteur) dans de bonnes conditions. A ce rythme, l’engin tient son cap sereinement, peu sensible au vent. Derrière la bulle haute mais étroite, quelques filets d’air caressent juste le casque et les épaules. Parmi l’un des rares reproches à l’encontre de ce scooter, son manque de confort sur les bosses. Dans ces conditions, le dossier de selle a tendance à taper dans le bas du dos et projeter le pilote en avant. En revanche, le feeling du freinage, puissant et facile à doser, est excellent. Bref, à part quelques défauts mineurs mais agaçants (contenance du réservoir trop faible sur parcours ville/province, antivol magnétique peu convaincant), le Burgman est sans aucun doute le scooter 125 de l’année ! Importé en nombre suffisant dans notre pays, il pourrait même permettre à Suzuki de prendre la deuxième place devant Honda sur notre marché...

 

articles disponible sur http://www.scooter-station.com/

Suzuki Burgman 650 Executive

 

Suzuki AN 125 Burgman

 

Le Burgman 650 peut se targuer d'être le plus gros scooter disponible sur le marché. Il est aussi le seul à proposer un système de changement de rapports séquentiel. Dans cette version Executive ABS, il est aussi le plus luxueux. En route !

Moteur et boîte
Concentrons nous d'abord sur le moteur, ce bi-cylindres de 650cm3, la plus grosse cylindrée du marché dans cette catégorie d'engin. Surprise au départ : le silence est incroyable. Il faut vraiment monter dans les tours pour entendre le son du moteur, même en roulant, on perçoit davantage le bruit du vent que celui du moteur. Avec 84db à 3500tr/min , c'est la discrétion assurée en ville et pourtant la réponse est immédiate à la remise des gaz.

On ne peut pas réellement parler de boîte de vitesses, car mécaniquement cela n'en est pas une, mais à l'usage, on retrouve un comportement proche d'une boîte automatique que l'on trouve sur les voitures actuelles, explications :

Trois modes sont disponibles au guidon en roulant par une simple pression du pouce : le mode automatique qui monte jusqu'à 7000tr/min environ, le Power Mode (automatique également) qui autorise 500tr/min de plus pour une conduite plus sportive et enfin le mode manuel qui permet d'atteindre la zone rouge à 8500tr/min en changeant les rapports avec le pouce.

Contrairement à un scooter classique, le moteur monte dans les tours à l'accélération avant que le rapport suivant ne soit passé. Inversement, lorsque l'on coupe les gaz, la vitesse d'en dessous est passée et on profite alors d'un frein moteur efficace qui nous fait ralentir jusqu'à 15km/h. En dessous, on passe en roue libre.

La présence du frein moteur est un point remarquable. C'est souvent ce qui manque à un scooter équipé d'un variateur classique. Sur le Suzuki, le frein moteur devient le complément indispensable du freinage comme sur une moto, en fait.

A l'accélération en mode automatique, on peut forcer le Burgman à passer le rapport précédent, en ouvrant les gaz à fond, on peut également le forcer à passer celui du dessus en coupant légèrement. L'usage des rapports en mode manuel est facile lors des phases d'accélération ou de décélération importantes, lorsqu'il s'agit de rétrograder d'un ou deux rapports en entrée de virage puis de les monter en sortie dans des enchaînements un peu serrés, l'usage du sélecteur au pouce gauche demande un temps d'adaptation relativement long et de la concentration.

En mode automatique, Power Mode ou non, l'efficacité du système est indéniable en ville comme sur les routes plus tourmentées. La vitesse moyenne est élevée même sur le mode automatique normal qui nous a semblé à l'usage le plus pertinent surtout que la consommation reste facilement entre 6 et 6.5 litres au 100km sur les départementales, en ville ou sur autoroute.

Fourche et suspension
Avec 275kg sur la balance, ces éléments ont une tâche difficile surtout avec le Burgman qui incite à bien rouler. Il faut avouer que le comportement est sécurisant, aucune mauvaise réaction n'est venue contrarier notre essai.

La fourche non réglable permet de se placer comme on le souhaite en courbe et autorise des freinages puissants sans souci. Les deux amortisseurs sont réglables facilement en précontrainte, même l'outil fourni n'est pas indispensable, la manoeuvre peut se faire à la main. Virages serrés, grandes courbes bosselées ou grandes lignes droites sur autoroute, tout se passe en confiance avec un confort remarquable.

Freinage
Comme sur tous les scooters, les leviers au guidon actionnent le frein avant (double disque) et le frein arrière (simple disque). Le dosage est facile et l'attaque sans surprise permet de saisir les leviers franchement et sans crainte.

Le Burgman est équipé de l'ABS, un réel " plus " sur le mouillé. Lorsqu'il se déclenche, on le sent dans le levier gauche avec la transmission de légers à-coups. Il conviendra tout de même de se méfier de l'excès d'optimisme que l'on peut avoir avec un ABS, même si les distances de freinage sont optimisées, elles existent toujours surtout lorsque le revêtement est bosselé.

Sur un goudron bien plan, le freinage est tout simplement efficace surtout couplé au frein moteur qui, à lui seul, assure bon nombre de phases de ralentissement en entrée de virage par exemple sans même toucher aux freins.

A noter, le Burgman est équipé d'un frein de parking niché dans le tablier avant qui s'actionne à la main très simplement.

Duo
L'accueil réservé au passager est excellent : le siège très large, les grandes poignées de maintien de chaque coté du carénage et la position des repose-pieds assurent un confort très correct.

Le moteur est largement assez puissant pour emmener l'équipage à une allure raisonnable même en dehors des villes et le grand coffre évitera au passager la corvée du sac à dos.

Confort
La position du pilote est droite, il est bien calé dans le siège et sur le dosseret ajustable. Les bras en avant et relativement hauts permettent de bien appuyer sur le guidon et de ne pas avoir les bras relâchés. Ceci contribue à une conduite sûre et une maniabilité accrue.

Le tablier et le pare-brise très larges protègent très bien le pilote. Pour les avoir essayés sous la pluie, on peut l'affirmer. Bien sûr, lorsque la vitesse augmente, on a la pression du vent qui appuie sur le dos comme sur presque tous les deux roues carénés.

Le pare-brise électrique permet d'ajuster sa hauteur en roulant pour détourner le vent selon sa vitesse. En ville en position basse, la vue est ainsi dégagée et sur les grands axes en position haute, le vent est détourné.

Coté rangement, il y a de la place. Le grand coffre éclairé peut accueillir deux casques intégraux sans problème. Sa forme est suffisamment régulière pour permettre de caser bon nombre d'objets et bien entendu l'étanchéité est parfaite. Une prise allume-cigare permet de recharger son portable par exemple. Seule l'ouverture de la selle pourrait être plus grande pour accéder plus facilement au coffre. On trouve également trois vide-poches dont un qui ferme à clé.

Les grands rétroviseurs offrent une excellente visibilité. Ils peuvent être repliés d'une simple pression sur un bouton au guidon : très pratique pour stationner dans un espace réduit.

Roulage
Les manoeuvres au ralenti sont très faciles, on peut même marquer un arrêt total sans sortir le pied tant l'équilibre général est bon. Dès que cela roule un peu, la maniabilité est étonnante, on oublie vite qu'on est à bord d'un scooter de 650cm3 et le moteur d'une souplesse remarquable sait se montrer docile.

Lorsque la route se dégage, une vitesse de croisière très honorable est garantie. La garde au sol est correcte pour un scooter, la stabilité en courbe étonnante et le freinage efficace. Il faut le reconnaître, ce scooter aux allures du grand monde peut se montrer diaboliquement efficace sur les petites routes.

Autre point remarquable, le Burgman est capable de rouler et surtout de maintenir un bon rythme sur autoroute avec un excellent confort.

Conclusion
Le Burgman en impose à le voir et pourtant même si ses caractéristiques sont les plus " importantes " du marché, il est d'une facilité d'utilisation incroyable : un moteur souple et bien rempli, une consommation réduite pour des étapes longues, une maniabilité et une tenue de route très correctes, un confort et un niveau de rangement rares et enfin une boîte " auto " qui propose des reprises énergiques et surtout un frein moteur !

Si le Burgman 650 saura être un utilitaire haut de gamme très pratique toute la semaine, il saura aussi vous accompagner pour des week-end ensoleillés avec conjoint et bagages même si vous souhaitez rouler avec vos amis motards. Non seulement vous risquez d'en épater plus d'un avec les performances du Suzuki, mais ils ne seront pas les derniers à vous demander s'il ne reste pas une petite place pour transporter leur petit bazar au sec...

article disponible sur : http://www.emoto.com